Photogrammétrie · Cubature

Calcul de volume par drone

Mesurer un tas de granulats, un stock de terre ou un volume de déblais sans monter dessus, sans arrêter l'exploitation, et avec une trace vérifiable de ce qui a été mesuré. Un survol de quelques minutes remplace une journée de relevé au sol.

Applications

Ce qui se mesure bien par les airs

La méthode s'applique dès qu'un volume est posé à l'air libre et que sa surface est visible depuis le ciel.

Stocks et granulats

Tas de sable, gravier, enrochements, compost, plaquettes bois. Inventaire périodique d'une plateforme entière en une seule rotation, chaque tas mesuré séparément.

Carrières et extraction

Suivi de l'avancement d'un front de taille, cubature des matériaux extraits entre deux campagnes, état des réserves. Le survol se fait sans interrompre les engins.

Terrassement

Déblais et remblais d'un chantier, comparés au terrain naturel d'origine ou au projet. Utile pour vérifier un métré, arbitrer un écart ou documenter une situation à un instant donné.

Méthode

D'où vient le chiffre

Un volume n'est jamais mesuré directement : il est calculé entre deux surfaces. Savoir laquelle sert de référence est la question qui détermine le résultat.

01

Acquisition

Vol quadrillé à fort recouvrement au-dessus de l'emprise, complété de vues obliques sur les flancs raides. Le chantier est géoréférencé en RTK ou sur points de calage au sol, avec des points de contrôle réservés à la vérification.

02

Modèle de terrain

Le traitement produit un nuage de points dense, puis un modèle numérique de surface. C'est ce modèle, et non les photos, qui porte l'information altimétrique exploitable.

03

Surface de référence

Le volume est calculé entre le modèle et une référence : le sol de la plateforme, un plan altimétrique donné, le terrain naturel avant travaux, ou un relevé antérieur. Cette référence est définie avec vous — c'est elle qui décide de ce que le chiffre veut dire.

04

Contrôle

Les points de contrôle non utilisés dans le calcul donnent l'écart réellement obtenu. Le rapport de qualité issu du traitement accompagne la livraison : vous savez ce que vaut le modèle, pas seulement ce qu'il affiche.

Ce qui fait varier la fiabilité

L'incertitude sur un volume découle de la précision altimétrique du modèle — inférieure à 5 cm en Z sur un chantier calé et contrôlé — appliquée à l'emprise mesurée. Autrement dit : plus la surface est grande, plus une même erreur de hauteur pèse en mètres cubes. Trois facteurs jouent en pratique :

Le pied du tas : une limite nette se relève bien, un talus étalé beaucoup moins

La végétation : herbe et broussailles surélèvent la surface calculée

La référence : un sol supposé plat qui ne l'est pas fausse tout le résultat

Ce que la méthode ne fait pas

Elle ne voit que la surface : un volume enterré, couvert, sous bâtiment ou stocké en silo fermé lui échappe. Elle ne remplace pas un pesage lorsque c'est la masse qui est en jeu — passer du volume au tonnage suppose une densité, qui reste votre donnée, pas la mienne. Et pour un métré contradictoire à portée contractuelle, un relevé au tachéomètre garde l'avantage de la finesse.

Livrables

Ce que vous recevez

Note de cubature

Volume par tas ou par zone, référence utilisée et méthode de calcul explicitées

Orthophoto

Vue géoréférencée de l'emprise, avec les contours retenus pour chaque volume

Modèle de terrain

Nuage de points et MNS aux formats standards (LAS, LAZ, GeoTIFF)

Rapport de qualité

Écarts relevés sur les points de contrôle et paramètres du traitement

Livraison en RGF93 / Lambert-93 et altitudes NGF-IGN69, ou dans le système que vos outils attendent — précisez-le à la commande.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter l'exploitation pendant le vol ?

Non. Le survol dure quelques minutes et se fait à distance des engins. Il est seulement préférable qu'aucun matériau ne soit déplacé pendant l'acquisition, pour que le modèle corresponde à un état unique du site.

Peut-on comparer deux dates pour connaître ce qui a été extrait ?

Oui, c'est l'usage le plus courant. Deux relevés calés dans le même système se soustraient l'un à l'autre et donnent le volume déplacé sur la période. La régularité des campagnes compte alors davantage que la précision absolue de chacune.

Obtient-on un tonnage ?

La mesure donne un volume en mètres cubes. Le convertir en tonnes suppose de connaître la densité du matériau et son taux de compactage : cette donnée vient de vous, et la conversion est indiquée comme telle dans la note.

La météo peut-elle empêcher l'intervention ?

Oui. Pluie, vent soutenu ou mauvaise visibilité dégradent l'acquisition, et un vol est reporté plutôt que livré dans ces conditions. Une lumière homogène, sans ombres dures, donne les meilleurs résultats.

Un volume à mesurer ?

Dites-moi ce qu'il faut cuber, sur quelle emprise et à quelle échéance : je vous dis ce que la méthode donnera, et si elle est la bonne pour votre cas.

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